CRAN - Campus Sciences
BP 70239 - 54506 VANDOEUVRE Cedex
Tél : +33 (0)3 72 74 52 90 Fax : +33 (0)3 72 74 53 08
cran-secretariat@univ-lorraine.fr
 
 
Sujet de Thèse : Contribution des sources épileptiques inter-critiques et critiques à l’EEG de scalp
Dates : 2014/06/11 - 2017/12/31
Etudiant : Georgia RAMANTANI
Directeur(s) CRAN : Louis MAILLARD
Autre(s) Directeur(s) : CR Laurent Koessler (laurent.koessler@univ-lorraine.fr)
Description : Les épilepsies partielles symptomatiques sont les formes les plus fréquentes et les plus graves des épilepsies. (Conférence de consensus, 2004). Elles sont fréquemment résistantes au traitement médical. Seul le traitement chirurgical peut les guérir. Le traitement chirurgical consiste en l’exérèse de la zone responsable des crises (zone épileptogène) le plus souvent en rapport avec une petite malformation corticale (dysplasie corticale focale) dont la localisation exacte et les limites échappent aux méthodes d’imagerie morphologique les plus modernes (IRM). La localisation et la délimitation de cette zone repose donc essentiellement sur l’analyse visuelle de l’électroencéphalogramme, enregistrant l’activité électrique cérébrale générée au cours des crises épileptiques et recueillie sur le scalp. L’activité EEG enregistrée résulte de la propagation biophysique du signal et du mélange des sources épileptiques et des sources physiologiques. L’EEG offre une résolution temporelle excellente à l’échelle des processus étudiés.
Toutefois, la propagation biophysique de ces signaux électriques dépend de nombreux paramètres tels que la configuration spatiale de la source, son volume, sa distance par rapport aux capteurs et la recherche d’une source cérébrale à partir de l’EEG de surface (problème inverse) admet une infinité de solutions théoriques. Si bien que l’observabilité des sources cérébrales profondes (c'est-à-dire localisées dans l’hippocampe, fonds de sillons, régions temporo-basales ou fronto-basales) demeurent très controversées. Ainsi par exemple, les études portant sur les épilepsies du lobe frontal n’ont rapporté la présence d’anomalies épileptiques sur l’EEG de scalp que dans 12-37% des patients explorés (Quesney et al., 1992; Salanova et al., 1993; Bautista et al., 1998).
De plus, dans de nombreux cas, la seule analyse visuelle de l’EEG ne permet pas d’assigner de manière fiable cette activité électrique à une origine cérébrale déterminée et unique, imposant le recours à des enregistrements intra-cérébraux ou sous-duraux de l’activité électrique cérébrale directement dans (ou à proximité immédiate) des générateurs corticaux. Jusqu´à présent seules quelques études in vivo et in vitro se sont intéressées aux inter-relations complexes qui unissent les sources profondes a leurs corrélats EEG de surface (Abraham & Marsan, 1958, Delucchi et al., 1962; Cooper et al., 1965; Ebersole, 1997; Tao et al., 2005; Ray et al, 2007; Tao et al., 2007; Kobayashi et al., 2005; Cosandier-Rimélé et al., 2008) et ces études se sont focalisées sur le lobe temporal
OBJECTIFS :
Etudier in vivo la contribution des sources épileptiques inter-critiques et critiques à l’EEG de scalp en s’intéressant plus particulièrement à l’influence de leur localisation anatomique, de leur volume, de leur configuration spatiale, de leur degré de synchronisation.
METHODE :
Nous avons analysé de manière rétrospective les données d’EEG sous-duraux enregistrés simultanément avec l’EEG de surface recueillies à Freiburg (EEG sous-dural-scalp) chez des patients ayant une épilepsie du lobe frontal et dont l’exérèse chirurgicale de la zone épileptique a permis la guérison des crises. La zone d’exérèse ayant permis la guérison des crises sert de volume de référence.
RESULTATS

RETOMBEES ATTENDUE
_amélioration de la compréhension des relations complexes qui unissent les sources épileptiques cérébrales et leurs traductions EEG, capitale pour contraindre les modèles d’imagerie de source électrique à partir de l’EEG de surface (Koessler et al., 2010).
_identification à l’aide d’outils de traitement du signal de patrons spatio-temporels en EEG de surface spécifiques des générateurs épileptiques en fonction de leur localisation, de leur étendue et de leur dynamique temporelle.
MOTS CLEFS
Mots clés : Épilepsie, EEG, SEEG, Problème direct, Biomarqueur
Conditions : 3 ans, salariée de l'Uniklinik de Freiburg
Département(s) :
Santé - Biologie - Signal